Les manchettes du député

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décembre

Crise appréhendée du bois d’œuvre
Pourquoi le gouvernement a-t-il attendu aussi longtemps avant d’agir?

Mont-Laurier, Rivière-Rouge, Mont-Tremblant, le 2 décembre 2016 – Le député de Labelle, Sylvain Pagé, s’est joint au porte-parole du Parti Québécois en matière de forêts, Sylvain Roy, afin de dénoncer l’improvisation du gouvernement, qui aurait dû agir depuis plus d’un an afin d’éviter une nouvelle crise du bois d’œuvre.

« Les 60 000 travailleurs forestiers du Québec sont inquiets depuis que l’accord est arrivé à son terme, soit il y a plus d’un an et le gouvernement n’a rien fait pour les rassurer. Il a embauché le négociateur Raymond Chrétien, mais beaucoup trop tard – à la fin de la période de grâce d’un an, alors qu’il aurait dû le recruter dès que l’accord a pris fin, en octobre 2015. Le gouvernement aurait également dû, dès cette même date, créer une alliance stratégique avec les constructeurs américains », a exposé Sylvain Roy.

« Nous sommes en train de revivre ce qu’on a vécu il y a une dizaine d’années. Au Québec, 250 municipalités s’appuient principalement sur la forêt, et plus de 100 en dépendent entièrement. À l’époque de la dernière crise forestière, le Québec comptait près de 100 000 emplois dans l’industrie forestière. On a depuis réduit ce nombre à 60 000. Les 40 000 emplois perdus l’ont été en région. Le Québec et la région des Hautes-Laurentides ne peuvent absolument pas se permettre une nouvelle crise de l’industrie forestière », a pour sa part insisté Sylvain Pagé.

Cette semaine, la ministre Anglade et le ministre Blanchette ont annoncé avoir demandé au gouvernement fédéral de mettre en place des garanties de prêt pour l’industrie forestière et ses représentants. « Au Parti Québécois, nous réclamons que le gouvernement du Québec instaure immédiatement un programme de garanties de prêt dont l’application serait rétroactive au vendredi 25 novembre dernier. De cette façon, nous pourrions véritablement soutenir les entreprises forestières en région; n’oublions pas que c’est toute la filière en aval de l’industrie qui est menacée. La dernière crise a été catastrophique pour nos propriétaires et travailleurs locaux, il ne faut surtout pas revivre cela. Nos gouvernements doivent agir en conséquence », a conclu le député.

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