Les manchettes du député

15
décembre

Bourse du carbone
UNE BONNE NOUVELLE… QUI EN CACHE UNE MAUVAISE

Mont-Laurier, Rivière-Rouge, Mont-Tremblant, le 15 décembre 2011 - Bien qu’il salue la mise en place d’une bourse du carbone, promise et annoncée depuis plusieurs années, le député de L’Assomption et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’environnement, de développement durable et de parcs, Scott McKay, note que le marché pour transiger les crédits d’émissions sera trop limité pour avoir un impact réel puisque seuls le Québec et la Californie y participent.

« Il faut se questionner sérieusement sur le fait que la bourse du carbone n’inclue pas, dès maintenant, le secteur des transports qui, à lui seul, représente 40 % des émissions de gaz à effet de serre. Les raisons invoquées par le ministre Pierre Arcand sont peu convaincantes. Quand on a de l’ambition, on se fixe des objectifs et on prend tous les moyens pour y parvenir. En l’occurrence, la décision de reporter en 2015 le secteur des transports est questionnable », a déclaré Scott McKay.

Il reproche également au gouvernement libéral d’agir dans le sens inverse de ses propres objectifs en utilisant 2008 comme année de référence. « C’est en parfaite contradiction avec le Plan d’action sur les changements climatiques du gouvernement. On défavorise les entreprises québécoises qui ont travaillé dur pour réduire leurs émissions de GES avant cette date », a souligné le député.

Par ailleurs, le député de L’Assomption trouve incongru que le ministre Arcand passe sous silence le fait que des crédits gratuits seront distribués aux minières dans le cadre du Plan Nord. « Les efforts des industries québécoises seront donc annulés par la pollution des minières étrangères. C’est exactement le même phénomène que l’on va constater avec les gaz de schiste dont les émissions fugitives vont faire exploser le plafond d’émissions du Québec », a dénoncé Scott McKay.

Un plan plus ambitieux est nécessaire

Le Parti Québécois réitère la nécessité de se doter d’un plan concret de réduction des GES, ciblant particulièrement le secteur des transports. « Nous devons nous doter d’un plan ambitieux en développant des pôles d’excellence dans le secteur du transport avancé, en procédant à l’électrification des flottes publiques et commerciales de véhicules et en favorisant, avec des investissements massifs, les systèmes de transport collectif. C’est ainsi que nous réduirons de manière efficace et significative nos émissions de GES », a poursuivi Scott McKay.

« Aujourd’hui, nous avons assisté, une fois de plus, à une annonce cosmétique pour permettre au gouvernement libéral d’entretenir un discours vert alors que dans les faits, il passe à côté des vrais enjeux environnementaux. Qui plus est, pendant ce temps, le gouvernement fédéral cale le Québec sur la scène internationale. Rien n'est fait pour contrer la menace que les produits québécois subissent une taxe à la frontière européenne à cause de la délinquance canadienne. L’absence du Québec à Durban demeure toujours suspicieuse », a conclu Scott McKay.

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