Les manchettes du député

22
novembre

Développement du Nord québécois
LE GOUVERNEMENT CHAREST PLUS ENTÊTÉ QUE JAMAIS

Mont-Laurier, Rivière-Rouge, Mont-Tremblant, le 22 novembre 2011 - « Le gouvernement Charest s’entête en refusant que les retombées économiques générées par le développement du Nord profitent à l’ensemble des Québécois. En ce sens, les propositions que nous avons faites pour bonifier le projet de loi sur les mines ont toutes été rejetées. Le gouvernement est plus entêté que jamais et ce sont les Québécois qui en font les frais », a déploré la députée de Charlevoix et chef de l’opposition officielle, Pauline Marois.

À l’occasion d’une conférence de presse en compagnie de la députée de Vachon, Martine Ouellet, du député de Rousseau, Nicolas Marceau, du député d’Ungava, Luc Ferland, du député de René-Lévesque, Marjolain Dufour, de la députée de Duplessis, Lorraine Richard, et du député de Marie-Victorin, Bernard Drainville, Pauline Marois a rappelé les principes qui devraient guider le développement du Nord :

 

  • Nos ressources non renouvelables doivent profiter à plus d’une génération;
  • La transformation de nos ressources doit être maximisée;
  • Une participation de l’État dans les entreprises privées qui exploitent nos ressources;
  • Une fiscalité globale pour le secteur minier qui assure aux Québécois une juste part de la richesse créée par l’exploitation de la ressource;
  • De la transparence et de la rigueur de la part du gouvernement;
  • Une préoccupation quant aux communautés locales et autochtones.

« Le projet de loi 14 sur les mines était une belle occasion d’intégrer les principes qui nous guident. Or, le gouvernement refuse. La porte-parole en matière de mines, Martine Ouellet, et ses collègues ont proposé une dizaine d’amendements essentiels pour bonifier le projet de loi. Ils ont tous été rejetés sans débat. Les libéraux ont refusé de discuter de redevances et même de parler de la transformation de nos ressources non renouvelables. Quand on sait que la transformation procure de trois à cinq fois plus d’emplois, c’est carrément irresponsable de la part du gouvernement », s’est insurgée la chef de l’opposition officielle.

Les Québécois sont les grands perdants du développement nordique libéral. Au cours de la dernière année, la hausse des profits des compagnies minières a été huit fois plus importante que la hausse des redevances perçues par le gouvernement. « Nous ne pouvons plus tolérer cette situation. Les Québécois ont le droit d’en avoir pour leur argent », a-t-elle ajouté.

« L'exploitation de nos ressources naturelles non renouvelables devrait profiter aux générations futures. Ces ressources doivent nous permettre de faire autre chose de plus productif avec les revenus collectifs qu’on en tirera, pour développer une véritable économie basée sur le savoir », a précisé Pauline Marois, en spécifiant que nos ressources doivent être un tremplin pour financer les véritables secteurs d’avenir que sont les énergies renouvelables ou les transports électrifiés et pour soutenir les systèmes d’éducation et de santé.

« Le développement nordique est un projet ambitieux, que partage le Parti Québécois. Cependant, nous ne pouvons aujourd’hui être d’accord avec les orientations du gouvernement pour développer le Nord. Nous ne pouvons être d’accord avec des redevances et des droits miniers trop bas, avec le manque de transparence et l’indifférence du gouvernement à promouvoir la 2e et 3e transformation de nos métaux. Le Nord appartient aux Québécois. Nous devons partager ensemble la richesse qui s’y crée », a conclu Pauline Marois.

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