Les manchettes du député

28
mars

Budget 2017-2018
Un budget qui encourage le cynisme

Mont-Laurier, Rivière-Rouge, Mont-Tremblant le 29 mars 2017 – « Nous avons ici le budget de l’année préélectorale. Après avoir coupé dans les services et augmenté le fardeau fiscal de 1500 $ par famille, ce gouvernement promet aujourd’hui un remboursement partiel aux patients, aux aînés, aux élèves et aux familles. Nous ne sommes pas dupes; il ne répare qu’en partie les dégâts faits dans les réseaux d’éducation et de santé, dans les poches des familles et dans les régions du Québec. Ce budget est clairement un aveu de culpabilité des libéraux », a déclaré le député de Labelle, Sylvain Pagé.

Des constats décevants

  • En éducation : Après avoir remercié pendant trois ans des professionnels en éducation, les libéraux promettent d’en réembaucher une partie. Conclusion : ils n’auraient jamais dû les congédier.

  • En santé : Après avoir nié les effets de l’austérité sur les soins aux patients, tout en continuant à donner des centaines de millions aux médecins, ils promettent un réinvestissement partiel, tout en leur ajoutant 419 M$ à la rémunération. Or, ce réinvestissement dépend entièrement de l’obtention d’une nouvelle entente avec les médecins, sans quoi, 469 M$ devront être enlevés aux patients et ajoutés à leur rémunération. Toutes les promesses en santé reposent donc sur une entente purement hypothétique et cela risque, encore une fois, de se solder par des compressions en santé.

  • Pour les familles : Après avoir pris 1500 $ dans les poches des familles québécoises, les libéraux promettent de leur remettre 500 $ en abolissant leur propre taxe santé et en réduisant les impôts de 55 $ par personne.

  • En économie : Après trois ans de diminution des investissements des entreprises, nous observons les dégâts : la croissance sera plus basse que celle de l’Ontario et des États-Unis.

  • Pour l’emploi : Après avoir promis la création de 50 000 emplois par année, force est de constater que la cible ne sera pas atteinte. La moyenne des trois dernières années n’atteint que 28 400 emplois/année.   

    Réinvestissement incomplet en éducation et en santé

    En campagne électorale, Philippe Couillard s’était engagé à maintenir un rythme de 3,5 % d’augmentation des dépenses en éducation, et de 4 % en santé. S’il avait respecté sa promesse, il y aurait, en plus des remboursements annoncés, 1 G$ de plus alloué à l’éducation cette année et 1,4 G$ à la santé. « Les patients et les élèves vont encore souffrir de ce manque à gagner. Une autre promesse électorale qui entretient le cynisme » d’ajouter le député de Labelle.

     Un an sans services pour un élève en difficulté, c’est un an de perdu à jamais. Même chose pour les services de garde; les libéraux ont coupé environ 300 M$ et ne réinvestissent même pas la moitié de cette somme. Après avoir coupé sans discernement, ils réinvestissent au compte-gouttes.

     Un autre exemple d’écran de fumée libéral : 2000 infirmières spécialisées ont été promises. Au cours des deux prochaines années, un montant de 10 M$ est prévu. En 24 heures, nous sommes passés d’une promesse valant 1,4 G$ à une somme de 10 M$. C’est une farce! Cette année, le budget pour les soins aux patients augmente de 3,6 %; c’est sous la cible fixée par le premier ministre. Mais, pire encore, cela deviendra seulement 1,7 % si les médecins conservent leurs privilèges.

    « Je tiens également à déplorer le très faible investissement pour les organismes communautaires : seulement 10 M$ sont prévus cette année. Quand on connait leur apport inestimable pour nos communautés et quand leurs revendications légitimes se chiffrent pas centaines de millions de dollars, il est décevant et frustrant que ce gouvernement n’aie pas plus de considération à leurs égards », de préciser Sylvain Pagé.

     Industrie forestière : la promesse serait-elle déjà oubliée?

    « Le premier ministre s’était engagé, le 8 décembre dernier, à donner des garanties de prêt à l’industrie du bois d’œuvre si le gouvernement fédéral ne le faisait pas. Or, il n’y a toujours rien pour nos 60 000 emplois en péril; allons-nous, encore une fois, assister à une promesse rompue? Ce serait irresponsable et inacceptable », a-t-il aussi déploré. Le fardeau fiscal augmente encore

    « Malgré l’abolition de sa propre taxe santé, le gouvernement libéral constate lui-même que depuis son arrivée au pouvoir, les Québécois ont subi une augmentation du fardeau fiscal de 900 M$ par année. Incluant l’an dernier, ils paieront cumulativement 4,3 G$ de plus de leurs poches. Le budget le précise noir sur blanc : la baisse d’impôt sera de seulement 55 $ par personne. L’augmentation représentera encore 1000 $ par famille. Si vous ajoutez à cela les hausses de tarifications tout azimut comme les baux de villégiature ou les permis de toutes sortes, vous comprenez l’insatisfaction grandissante à l’égard de ce gouvernement », a-t-il poursuivi.

Un budget qui contribue au cynisme

« Je suis de ceux qui souhaitent un budget équilibré, mais de l’aveu même de l’économiste respecté Pierre Fortin, on aura coupé deux fois plus qu’il était nécessaire, ce qui a causé de graves préjudices pour les familles, les jeunes, les personnes âgées et les malades. La stratégie est cousue de fil blanc : on coupe plus que les besoins afin de faire de cadeaux à la veille des élections.

 De plus, les annonces de ce budget sont presque toutes sur un horizon de cinq ans afin de faire paraitre de gros montants. C’est le cas pour le Fonds des Région où l’on annonce 310 M$ sur cinq ans, mais qui ne disposera que de 30 M$ cette année. Force est de constater que toutes ces annonces sur du long terme ne sont que de la poudre aux yeux et que bien peu de choses seront respectées.C’est le cas des investissements prévus sur le réseau routier des Laurentides qui subit une baisse de 48 M$ par rapport à l’annonce faite l’an passé. Et pourtant les besoins sont criants! Un dernier exemple : au budget 2011, ce gouvernement annonçait 900 M$ pour l’Internet haute vitesse. Les crédits n’ont jamais été votés. La liste des annonces non réalisées est longue. Pas étonnant que le cynisme soit autant présent dans notre société et que les citoyens n’aient plus confiance en leurs élus » a conclu Sylvain Pagé.

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